Daus instruments
Des instruments
Vous allez retrouver dans notre folklore limousin, un certain nombre d’instruments traditionnels que l’on rencontre dans d’autres provinces : comme l’accordéon diatonique, le violon, la vielle à roue.
Cependant on y trouve une cornemuse à miroirs propre au Limousin : la chabrette limousine.
Vous pourrez également entendre une cabrette (cornemuse d’Auvergne qui s’est répandue aussi en Limousin) ou encore un accordéon chromatique, notamment fabriqué dans le Bas Limousin à Tulle : à la firme Maugein.
|
||||
|
La Chabrette Limousine
|
|
|||
|
La Chabrette est un instrument caractéristique de la tradition musicale limousine. Cette cornemuse se distingue par sa facture raffinée, très élaborée et par son décor fait de miroirs, d’incrustation d’étain, de motifs tracés à l’acide, de corne, d’os.
D’un point de vue instrumental, la chabrette a un bon équilibre sonore fourni par ses deux bourdons, ainsi qu’un timbre et des possibilités de jeux du hautbois très satisfaisants.
Cette « cornemuse à miroirs » semblait déjà exister en Limousin au XVIème siècle pour avoir ensuite totalement disparue dans les années 1960.
Ce sont alors certains chabretaires : André PANGAUD, Louis JARRAUD et Camillou GAVINET qui furent dans un premier temps renaître l’instrument. Puis des luthiers et des joueurs contemporains sonnèrent le renouveau de la chabrette.
|
||||
|
|
L’accordéon
|
|||
|
L’accordéon reste un instrument populaire, apparue semble t-il en 1810. Bien que souvent décrié, l’accordéon a permis de renouer avec la musique traditionnelle à une époque ou les autres instruments, vielles et cornemuses, disparaissaient.
Il existe deux types d’accordéon :
v Le diatonique : dit “ à double effet”, puisque deux anches d’accords différent sont montées sur une même lame afin de ne pas produire le même son en fonction du sens de circulation de l’air. En d’autres termes le “tiré” et le “poussé” produisent deux notes différentes.
v Le chromatique : qui compte lui deux anches identiques, donc le “tiré” et le “poussé” produisent la même note.
|
||||
|
La vielle à roue
|
|
|||
|
L’ancêtre de la vielle à roue remonterait au XIIème siècle : l’organistrum. Il comportait alors trois cordes qu’une roue mettait en vibration ; deux personnes étaient nécessaires pour en jouer, l’une pour tourner la roue et l’autre pour appuyer sur les touches.
Par la suite, la vielle va connaître un grand succès en tant qu’instrument à la mode, notamment pour la noblesse : de la fin du XIXème siècle jusqu’au règne de Louis XVII.
Au XIXème siècle, la vielle est associée à la tradition régionale, d’où une aire de prédilection dans le centre de la France : Bourbonnais, Berry (accord en ré), Auvergne et Limousin(accord en sol-do).
Gaston RIVIERE, célèbre vielleux bourbonnais, décrivait la vielle comme “un instrument sonore à cordes mises en vibration par un archet-roue”.
|
||||
|
|
Le violon
|
|||
|
Instruments à cordes, le violon, dont l’ancêtre serait la cithare, se retrouve dans de nombreux types musicaux : classique, jazz, mais aussi dans la musique traditionnelle.
Formé de ce que l’on appelle la table d’harmonie, de quatre cordes et d’un archet, le violon est un instrument de grande dextérité.
|
||||